RÉGION DU SUD-OUEST : gestion concertée des aires protégées

Le comité villageois de gestion de la forêt : un instrument de protection de la biodiversité.

Plus de 41 communautés sont frontalières au Parc national du Mont Cameroun, qui couvre une superficie d'environ 58 178 hectares. Parmi ces 41 communautés vivant dans cette région, plus de 85 % de leurs populations sont des agriculteurs, quelques habitants sont des chasseurs et d'autres des exploitants forestiers. Après la création du Parc en 2009, la gestion de cette zone va désormais relever non plus des communautés locales, mais des services du parc sous l'égide du Ministère des Forêts et de la Faune. Ce changement dans la gestion a eu un impact sur  les moyens de subsistance des communautés proches dépendantes de la forêt, dans la mesure où leurs agissements doivent désormais être en conformité avec la loi forestière et la classification de l'UICN en matière de protection de la faune.

Dans cette optique, après la validation de la Gestion du Parc national du Mont Cameroun (MCNP), l'idée d'une gestion concertée a vu le jour. Grâce à cette idée, le parc a créé 41 comités villageois de gestion forestière (VFMC) au sein des 41 communautés du parc. Afin d'assurer un bon fonctionnement, chaque VFMC constitue un bureau composé de neuf membres pour représenter le village lors des  discussions relatives à la conservation.

Par ailleurs, le bureau composé de neuf membres comprend, le chef de chaque village, des représentants qui sont; une élite interne et une externe, un agriculteur, un chasseur, (02) représentants des jeunes et des femmes, et le représentant du Comité de développement du village. Par le biais de ces comités, les services du parc signent un accord de développement de la conservation à travers lequel le VFMC et les services du parc mènent conjointement des activités de conservation comme les patrouilles, la signalisation des activités illégales pour ne citer que quelques-unes.

Dans cette perspective, en plus des salaires que perçoivent ces 41 communautés, elles bénéficient aussi d'un Bonus de Conservation qui est investi  et conservé dans un projet communautaire. En outre, pour améliorer le bien-être des populations des différentes communautés, les services du parc ont également lancé quelques activités génératrices de revenus à l'instar des projets plantain, manioc et igname. En ce qui concerne la durabilité et le parfait fonctionnement des VFMC, les services du parc effectuent un suivi rigoureux des projets et des activités menées par le bureau de neuf membres, ils aident les VFMC dans leur processus de réorganisation. 

L'efficacité du VFMC détermine le niveau de collaboration et des avantages que les communautés peuvent obtenir des services du parc. À titre d'exemple, Bonakanda est l'un des villages membres des VFCM où la réorganisation a été effectuée sous le regard attentif du conservateur du MCNP, M. Bisong Simon et S.A.R Ndongo Emmanuel ce 19 septembre 2016.

Par ATRA Evambe Thompson

Journaliste communautaire, radio Bonakanda,

Pour Green Alert Network

 

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