Région de l’Ouest-- la sècheresse : une conséquence des pratiques agricoles malveillantes

La rareté des pluies dans la partie de l’Ouest Cameroun, poussent les populations dans de mauvaises pratiques agricoles  contribuant ainsi à  la destruction de l’environnement.

Les populations de la région de l’Ouest, aujourd’hui victimes de leur propre turpitude ont toujours cru dans leurs pratiques de routine que sont des feux de brousse et des écobuages. Et pourtant, pour reprendre l’expression de l’écologiste Felix Houphouët Bogny, elles scient la branche de l’arbre sur laquelle elles sont assises. Ici, la plupart des agriculteurs baignent dans l’ignorance des méfaits des feux de brousses. Agrippés à leurs méthodes agricoles centenaires, héritages des ancêtres, et  réfractaires à l’application des méthodes agricoles modernes, ces agriculteurs ne mesurent pas les conséquences des feux. Ils justifient leur pratique par le fait que les feux de brousses sont un moyen facile et économique pour le désherbage des terrains de culture, permettant de renouveler les pâturages pour obtenir les fourrages pour les bœufs et sont une source de production du charbon de bois.

            D’ après leur logique, l’écobuage, apparaissant comme l’une des causes des feux de brousses présente des avantages tels que l’élimination de certaines bactéries et micro-organismes néfastes à certaines cultures comme le macabo et les pommes de terre et maximise le rendement. quelle ignorance ? Où en est-on maintenant?

Ce sont ces mêmes agriculteurs qui utilisent abusivement les eaux de rivière pour irriguer leurs cultures de saisons sèche par l’installation dans leurs champs des tournequins qui fonctionnent sans arrêt de nuit comme de jour. l’autre pratique d’irrigation est la déviation des eaux de leurs lits. la conséquence immédiate de ces pratiques est le tarissement grave des cours d’eau qui n’ont plus en souvenir du liquide de vie qui y coulait quelques mois au paravent. Les puits et les forages ne sont pas épargnés de ce tarissement. En milieu urbain tout comme en milieu rural, les rares points d’eaux qui ont pu résister à ce tarissement sont devenus des brouées de sauvetage accueillant à tout moment les personnes ayant parcouru des dizaines de kilomètres à la recherche du précieux sésame : l’eau potable. le problème de tarissement des eaux est si préoccupant que le chef de Centre de la camerounaise des eaux (CDE) dans la ville de Dschang, Monsieur Kengne Serges Oscar, s’est exprimé à travers la radio yemba par un communiqué diffusé à plusieurs reprises pour s’excuser auprès des consommateurs des désagréments multiples qu’ils subissent en termes de distribution de l’eau potable. voici le contenu du communiqué en question. « Perturbation de distribution d’eau dans la ville de dschang. La camerounaise des eaux, direction régionale de l’ouest à dschang, informe son aimable clientèle qu’en raison de la sécheresse, la rivière de FOTO, source de ravitaillement en eau s’est fortement asséchée.

  Ne pouvant plus pourvoir en ce moment d’étiage au volume d’eau nécessaire  aux besoins des populations, le rationnement en eau potable connaitra une modification .Le retour à la normale ne pourrait se faire qu’après l’arrivée des pluies. Consciente de ce fort désagrément, conséquence du changement climatique, la camerounaise des eaux s’excuse auprès de ces consommateurs et compte sur l’indulgence et la compréhension de tous ». Pour ajouter, le délégué départemental de l’environnement, de la protection de la nature et du développement durable de la menoua, Monsieur Tchoumba André note pour sensibiliser les populations de la menoua lors d’une émission «espace environnement » produite en français et en langue locale, sur les antennes de la radio yemba tous les vendredis entre 15h 30-16h00 que les conséquences des feux de brousses sur l’environnement sont nombreuses. Elles conduisent à la destruction de la biomasse qui est constituée d’éléments de reconstitution du sol, le durcissement du sol, la dénudation, la perte de certaines espèces animales, la dégradation ou la destruction de l’écosystème et le changement climatique.

Comment faire donc pour sauver les meubles ? Le délégué Tchoumba, expert écologiste, suggère que : « la lutte contre les feux de brousse devienne une affaire de tous ». Autrement dit, chacun devrait s’y engager afin de ne pas répondre coupable devant sa propre conscience du crime contre l’environnement. Il s’agit d’un engagement qui passe par une sensibilisation ferme et une prise de conscience qui dit «  Stop aux feux de brousse », « stop aux techniques agricoles « environnementicides » ».

Par Sobgoum Mitchel, journaliste communautaire,

Radio Yemba, région de l'Ouest

Pour Green Alert Network

Juin 2017

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