REGION DE L'ADAMAOUA : pollution de l'environnement par des déchets organiques

La mauvaise gestion des déchets nuit à la santé et au bien-être des populations de Ngaoundéré. Le quartier Burkina, situé dans la périphérie de l’arrondissement de Ngaoundéré 1er est devenu un lit d’insalubrité. Les détritus occupent de grands espaces et jonchent le sol. Les riverains révèlent que ce dépotoir est resté plusieurs mois sans enlèvement, cela représente des tonnes de déchets quotidiens versés dans la rue. Ces riverains rivalisent d’ardeur pour encombrer ces endroits d’ordures et de résidus de toutes sortes. Dans ce quartier, il est impossible de respirer de l’air pur, tellement les effluves nauséabonds infestent la place de jour comme de nuit et mettent à rude épreuve le sens olfactif. «On verse les ordures partout où bon nous semble maintenant! Le bac est plein, on fait comment? » S’exclame Mohamadou BACHIROU, autochtone du quartier. Il déclare plus loin : «C’est désolant ! De tous nos droits oubliés, le droit à la salubrité est le plus bafoué». Les autorités municipales mettent l’accent sur l’insuffisance de moyens financiers et la non-participation des ménages dans la gestion des déchets qu’ils génèrent. Ceux-ci pour leur part pointent un doigt accusateur vers la communauté urbaine de Ngaoundéré pour le manque de suivi de la propreté de la ville.

Selon SAIDOU SIDIKI, délégué régional de l’environnement, de la protection de la nature et du développement durable de l’Adamaoua,  «L’accroissement de la population urbaine et les changements d’habitudes alimentaires dans nos villes sont à l’origine d’une augmentation importante des quantités de déchets ménagers». Il souligne que la forte croissance urbaine entraîne dans la ville  une accumulation rapide des déchets, ainsi qu’une hausse significative de la production de déchets par ménage. La composition même des déchets change de nature. Il ajoute qu’à Ngaoundéré comme dans d’autres villes du pays, les activités socio- économiques couplées à l’accroissement démographique et aux changements dans le mode de consommation, génèrent une production de plus en plus importante de déchets ménagers solides. Les décharges sauvages créées au cœur du quartier sont entourés par des maisons qui sont très souvent alimentées principalement en eau à partir des puits. Or, la décomposition des ordures ménagères accumulées en permanence sur un site libère le lixiviat, qui s’infiltre dans le sol et contamine la nappe phréatique. Cette nappe alimente à son tour les puits d’eau exploités pour divers usages par les ménages. Par conséquent, elle nuit à la santé et au bien-être de la population. 

Des mesures doivent être prises pour que ce quartier retrouve sa propreté d’antan.

 

 

 

Par: Fabrice Beloko, journaliste Communitaire,
Radio Sawtu Linjiila- Ngaoundéré, Région de l'Adamaoua
Pour Green Alert Network
Juillet 2016

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