Région de l’Adamaoua : mauvaise gestion des déchets plastiques dans la ville de Dir

La ville de Dir est confrontée à la vente et l’utilisation continue des sachets plastiques.

Située dans le département du Mbéré, la ville de Dir comme toute autre localité sur le territoire nationale,  est infectée de divers matériaux en plastiques au  rang desquels les sachets et bouteilles en plastiques. Le gouvernement camerounais a prohibé l’utilisation des sachets plastiques sur l’étendue du territoire nationale. Toutefois, la communauté de Dir s’en approprie toujours pour emballage des produits achetés dans les marchés, pharmacies et boutiques.

Bien que la commune ait mise sur pied un agent communal armé de sa brouette, pèle, râteau et balai pour nettoyer les lieux publics et stocker les déchets dans un dépotoir hors de la ville, la bataille reste encore loin d’être gagnée par la communauté  de Dir. « Envahi par des bouteilles de boissons non alcoolisées et les emballages plastiques, chaque matin dès 07 heures je commence le nettoyage par le marché ensuite je me rends dans les administrations et les écoles…  Je peux finir à 12h voire 13h. »Affirme Sodea Hamadjouldé, agent communal qui nous décrit ses conditions de travail, il ajoute « le mercredi, mon travail est plus intense que les autres jours, cela est due au fait que la ville de Dir abrite tous les mardis un marché périodique qui attire les populations des localités environnantes qui densifient l’affluence et augmente la production de déchets plastiques ». Les déchets déposés dans les dépotoirs par l’agent communal seront emportés par l’érosion et les eaux de ruissellement jusqu’au marigot ce qui va causer la pollution des eaux.

Dans les ménages, la gestion des déchets plastiques est négligée et a des nombreuses conséquences sur l’environnement. Selon M. Youdjeu Charles délégué départemental de l’environnement et de la protection de la nature du Mbéré ; «   le plastique a pour conséquences : l’infertilité du sol, la stagnation de l’eau qui favorise la propagation des maladies hydriques telles que le choléra, le paludisme, la typhoïde… et pour mettre la population a l’abri de ces maladies nous procédons au contrôle des boutiques 2 à 3 fois par semaine pour saisir les plastiques et sanctionner les détenteurs  ».

Au vu de ce tableau plutôt sombre, la commune a  également initier le concept dénommé la meilleure pratique communautaire d’hygiène et de salubrité  qui consiste à mettre en compétition les différents quartiers de la ville de Dir et ses deux autres cantons (Kalaldi et Bagodo). Vulgariser l’utilisation des plastiques biodégradables  pourrai booster le changement de comportement de la population dans les conditions où ces emballages seraient à la portée de toutes les strates de la société. Pour arriver au changement de comportement des populations selon Adjia Norbert secrétaire général de la commune de Dir « il faut que la commune soit soutenue par l’autorité traditionnelle qui reste encore insensible à cette question des emballages plastiques. Les effets néfastes sont déjà visibles et se matérialise par la sous production dans le domaine de l’agriculture et il faut noter que la protection de l’environnement est  une affaire de tous».  

Cette problématique du traitement des déchets plastiques dans la communauté de Dir interpelle les acteurs à la fois étatiques et non étatiques à renforcer et implémenter la politique préalablement définies.

 

 

 

Par: Fabrice Beloko Poro, journaliste communautaire

Radio Sawtu  Linjiila- région de l’Adamaoua

Pour : Green Alert Network

Juin 2017

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