Région de l’Adamaoua : prolifération des habitats dans les zones à risque

Certains habitants de la ville de Ngaoundéré construisent désormais sur les flancs des montagnes et aux abords des rivières et marécages de manière anarchique.

La construction des demeures dans les zones à risque, est de plus en plus grandissante dans les quartiers tels que Burkina, Onaref,  Socarette, Sabongarie ou Norvégien et cela au mépris des règles de l’urbanisme. Une situation  qui entraine l’apparition des catastrophes naturelles, comme l’inondation, les érosions, les ensablements, l’éboulement, etc.  Le mont Ngaoundéré  qui représente un patrimoine historique, est aujourd’hui  pris d’assaut par les maisons et subit une importante dégradation suite à l’action anthropique.  Au quartier Burkina par exemple, plus précisément au lieu-dit Jérusalem, les demeures sont construites sur des abrupts rendant ainsi l’accès difficile. Adamou Bachirou, natif de Nyambaka, localité située à 70 km de Ngaoundéré ne trouve aucun inconvénient à habiter au sommet d’une montagne.  «  C’est le Yerima qui m’a donné ce lopin de terre en 2008. Je lui ai remis 40.000  francs et j’ai construit ma maison » raconte t-il.

L’acuité des problèmes liée au cadre de vie dans la ville de Ngaoundéré, conduit également la population à bâtir des demeures dans les abords de rivière et marécages. A cet effet, il apparait que peu de personnes sont informées aux sujets des dangers qu’elles courent en construisant dans ces zones dites à risque. Dans ce tableau noir on y retrouve le glissement de terrain et  l’inondation. Dieudonné Mossa  habitant en zone marécageuse au quartier norvégien s’exprime :«  Quand j’’achetais ce terrain, il y a 20 ans l’endroit n’était pas aussi dégradant comme aujourd’hui. J’espérais que j’allais gagner de l’argent et quitter les lieux, mais hélas !! Je suis encore là et je suis obligé de faire le remblai régulièrement pour éviter des graves dégâts en saison pluvieuse ». Sa maison est bâtie à 15 mètres environ de la rivière « Zoum-zoum » qui traverse tout le quartier. Les grandes pluies qui tombent pendant les mois de juillet et Aout dans la ville de Ngaoundéré érigent des calvaires à Mossa, car ils causent des inondations dans son quartier. «  Vraiment quand t-il pleut grandement ici, l’eau envahit nos demeures et cela cause assez de dommage chez mes voisins et moi » affirme Adamou.  A ces dangers se greffent des problèmes liés à la santé de l’homme tels que le choléra, la typhoïde et le paludisme. C’est dans cette optique que,  le délégué du gouvernement  auprès de la communauté urbaine de Ngaoundéré, Amadou Dawa a proposé des solutions, entre autre l’arrêt des constructions sur les flancs des montagnes  et la soumission d’une demande d’autorisation  avant une quelconque construction dans les zones à risque. «  Au lieu de construire sur les flancs de montagnes, il faut plutôt les reboiser. » stipule  Amadou Dawa lors du conseil extraordinaire de la communauté urbaine tenue le  31 juillet 2017.

Par: Fabrice BELOKO, journaliste communautaire

Radio communautaire Sawtu Linjiila, région de l’Adamaoua

Pour: Green Alert Network

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