REGION DU NORD OUEST

          La région du Nord-Ouest s’étend sur 17 300 km² et compte 1 804 695 habitants pour une

densité de 104,3 habitants au km² selon le recensement de 2010. Elle est constituée sur le plan administratif de sept départements avec pour capitale régionale Bamenda. Les peuples autochtones sont les Tikar, Wimbum, Widikum, Chamba, etc. qui appartiennent au groupe ethnique semi-bantou. La population cosmopolite y est majoritairement rurale : 1 044 236 ruraux contre 790 459 urbains (soit 57% de ruraux).

         La région du Nord-Ouest est située dans la zone agro-écologique de hauts plateaux de l'Ouest. Cette zone est sous l’influence du climat équatorial des hautes terres de l'Ouest avec une courte saison sèche de 4 mois et une saison de pluie de 6 mois. La partie du plateau est très arrosée avec un niveau de pluviométrie atteignant 2630 mm par an.

         Le relief est constitué d’un plateau s’élevant à plus de 1000m autour duquel se sont formés des pics dont le point culminant est le mont Oku à 3011m d’altitude. On y trouve également des chaînes de montagnes formant des vallées abruptes avec une ligne de fracture qui crée souvent des glissements de terrain.

         Cette région compte plusieurs forêts de protection parmi lesquelles la forêt de protection de Kilum/Ijim dans les départements de Bui et Boyo, Fungom dans la Menchum ; NkomWum dans le Boyo et la Menchum ; BafutNgomba N.A et Bali Ngemba dans la Mezam et enfin la forêt de production de Mbembe Ako dans le département de DongaMantung.

         Les activités majoritaires sont l’élevage et l’agriculture. La région du Nord-Ouest est propice à la production agro-industrielle du thé. La Cameroon Tea Estate à Ndawara et Ndu est l’une des grandes agro-industries de la région. La riziculture est largement développée dans la plaine de Ndop et la vallée de la Menchum avec de nombreuses coopératives. La commercialisation des produits pastoraux est très forte. L’artisanat, le commerce des fleurs et des pommes de terre sont en plein essor. La région bénéficie de nombreux sites touristiques donc les chefferies traditionnelles, les Lacs (Lac Nyons, Oku, Wum, Benakuma, Awing), les monts donc le mont Oku.

          Les principaux problèmes environnementaux recensés sont:

- La déforestation ;

- Les feux de brousse ;

- L’érosion ;

- La culture sur brûlis ;

- La pollution des sols (forte utilisation des produits phytosanitaires) ;

- Le dérèglement climatique ;

- La gestion des déchets ;

- L’insuffisance d’équipements d’assainissement.

          Le problème environnemental majeur dans cette région est la déforestation d’origine
anthropique. Une forte pression est exercée par les populations pour acquérir des surfaces cultivables, les éleveurs sont toujours à la recherche de nouveaux pâturages, et le feu de bois est très utilisé dans les ménages. On observe donc une végétation dégradée par l’action de l’homme et constituée de savanes arbustives et arborées.
La pratique des feux de brousse et l’agriculture sur brûlis sont fortement décriées dans la région, du fait de l’érosion des sols qu’elles entraînent. Il est évoqué une perte de fertilité des sols et une baisse des rendements sur les zones de montagne et de pentes au profit des basfonds et des plaines, comme c’est le cas dans la plaine de Ndop. Les pâturages sont aussi victimes de cette érosion du fait de l’élevage intensif. L’utilisation non contrôlée des produits phytosanitaires dans les plantations entraîne également une pollution et un appauvrissement des sols et des sous-sols.

          Le bouleversement des saisons qui entraîne le dérèglement des périodes de semis représente un problème majeur dans cette région fortement agricole. Le problème de perte de biodiversité n’est pas particulièrement évoqué comme dans certaines régions du Cameroun. Les forêts dites sacrées sont dans certaines zones les seules formations
forestières naturelles qui subsistent. Les populations les respectent profondément et on peut les considérer comme des zones constituant des réservoirs de biodiversité.

          Le manque d’assainissement et la mauvaise gestion des déchets sont un réel problème. La région, qui ne bénéficie pas encore des services d’HYSACAM, parvient par l’intermédiaire des communes urbaines à maintenir un certain niveau de propreté. Toutefois il y a encore beaucoup à faire. La capitale régionale Bamenda dispose de quelques toilettes publiques dans les zones de commerce, mais le niveau des infrastructures reste insuffisant. Comme dans la région de l’Ouest, en zone rurale, les déchets biodégradables sont prioritairement utilisés pour la fertilisation des champs.

Voir contexte écologique des autres régions :

 

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